Avec cette annonce d’un accord financier pour Notre Dame des Landes, l’État fait du forcing ! L’annonce de la signature d’un engagement des collectivités locales à participer au financement de la plate-forme et de la desserte routière pour le projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes est de la stratégie à la « petite semaine ».
En effet, l’État fait le forcing pour « mouiller » financièrement les collectivités, alors que l’opacité est de mise quant au coût global et à la part de chacune. C’est aussi un déni de démocratie car aucun débat n’a eu lieu dans ces mêmes collectivités…
Que ce soit sur la forme ou sur le fond, à une étape importante de ce projet régional si controversé, il est scandaleux que l’État, Maître d’ouvrage, agisse de la sorte. Il est tout aussi scandaleux que les Présidents des collectivités, dont le Conseil régional des pays de la Loire, cautionnent ces pratiques. Il parait clair que le forcing de l’État est lié à la négociation en cours avec le futur concessionnaire privé : celui-ci exige certainement des participations financières publiques pour un projet dont le budget global est loin d’être assuré par des fonds privés !
Pour avoir un véritable débat sur le coût global du projet, il faut aussi inclure les dessertes ferroviaires (tram-train et ligne TGV Nantes-Rennes) qui ne sont pas aujourd’hui évoquées par l’État et dont le financement incomberait en très grande part aux collectivités, avec un coût qui dépasserait très largement celui de la plate-forme et de la desserte routière (indiquer le montant si on l’a).
En « saucissonnant» ainsi projet, ses promoteurs veulent masquer l’impact ruineux pour les finances publiques. Que l’on soit pour ou contre ce nouvel aéroport, à l’heure où ces mêmes finances publiques sont en situation très critiques, il est de la responsabilité de tous qu’il y ait un véritable débat sur les coûts et les financements.
Nous continuons de porter notre opposition au sein du conseil régional, où notre accord majoritaire doit être respecté.
Nous sommes aussi, avec tous les opposants, pour sauvegarder les terres de Notre Dame des Landes. Le combat continue sur tous les fronts politiques et juridiques, avec la mobilisation de tous !
Le groupe des élus régionaux Europe Écologie Pays de la Loire





21 juillet 2010 7 h 35 min
hihi…
« Aujourd’hui, tant Europe Écologie que la « Gauche en action » expriment dans le pacte de rassemblement au second tour leur souhait commun que l’État ne se décharge pas financièrement sur la collectivité pour ce projet qui relève de la responsabilité du national.
Par ailleurs, la liste de rassemblement la « Gauche et l’Écologie en action » s’engage à ce qu’aucune subvention d’investissement ni aucun déficit d’exploitation ne soit pris en charge par la Région dans le cadre de la prochaine mandature. La liste s’engage également à ce qu’aucun financement ne soit accordé pour les infrastructures routières en Pays de la Loire.
Si la « Gauche en action » n’exclut pas, pour sa part, des avances remboursables pour la plateforme, ceci ne pourrait se décider que suite à un débat et à un vote en plénière. Si ce cas se présentait, Europe Écologie voterait bien entendu contre ces avances budgétaires. »
Pas facile à pondre un communiqué qui ne dise vraiment rien, hein?
La démission collective, quand on vient de voir à ce point et aussi rapidement trahir les accords passés lors des élections, serait considérée comme un acte courageux. De toute façon, je ne vois pas bien dans le cas contraire quelle légitimité vous conserverez…
alors, « bon courage »
Un opposant sincère à l’aéroport de nddl
1 août 2010 23 h 29 min
Non à un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes!
Nous sommes contre les liaisons routières mais aussi contre ce projet d’aéroport en tant que tel.
C’est un projet dépassé et nocif.
Daniel Maunoury
3 août 2010 20 h 58 min
Quand on signe un accord avec un gouvernement et une présidence qui reprennent les idées qui ont fait le succès des nazis dans les années 30, il y a de quoi avoir peur quant à la gestion future de la région !
De plus, une partie des socialistes n’a pas dû non plus apprécié de ne pas être consulté sur ce dossier.
Lors du vote de l’accord à l’automne prochain, le Président Jacques Auxiette pourrait donc être désavoué par ses pairs.
Auparavant, lors de la réunion de rentrée du Conseil Régional, il faudra demander la démission sans conditions de Jacques Auxiette !